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Crédits carbone : pensez local !

par Béatrice Alcaraz le 21 novembre 2016 / 486 visites

Fixer un prix au carbone et en réguler la quantité grâce à un système d’échange de quotas d’émission est une des incitations financières utilisées pour encourager le développement d’une économie sobre en carbone. Dans l’Union européenne, le système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE), introduit en 2005, a généré des revenus, mais beaucoup moins que prévu pour plusieurs raisons : le prix du carbone stagne à un niveau très bas, autour de cinq euros la tonne, et trop de « permis de polluer » ont été accordés à des industries à forte intensité de carbone.


Dans la plupart des pays européens, les collectivités locales et les citoyens n’ont pas vu un centime de ces revenus SCEQE. Cependant, beaucoup d’entreprises fortement émettrices de carbone ont bénéficié du subventionnement massif des activités polluantes introduit par ce système. C’est le cas en Allemagne, où les industriels ont réalisé un bénéfice de 4,5 milliards d’euros entre 2008 et 2014, selon une récente étude du bureau d’études environnementales CE Delft et de l’Oeko-Institut. L’impact des émissions de carbone se fait fortement ressentir dans les zones urbaines : dégradation de la qualité de l’air, impacts sur l’environnement, sans parler des conséquences à long terme du changement climatique. Les revenus du système SCEQE et des taxes carbone doivent absolument être réinvestis au niveau local, afin d’absorber l’impact social de ces émissions et d’accélérer la transition énergétique locale.
L’idée est relativement nouvelle, mais il existe déjà des exemples phares qui montrent comment réinvestir localement les crédits carbone. Ces exemples peuvent être aisément reproduits et ont déjà permis d’améliorer la situation dans les villes.

A Bucarest, les émissions de CO2 financent... les réductions de CO2 !

Le gouvernement roumain dépense environ 70 % des revenus qu’il reçoit au titre du SCEQE dans des projets d’action pour le climat, soit 260 millions d’euros sur la période 2013-2014. Pour les quatre années à venir, la Roumanie prévoit de collecter jusqu’à 2 milliards d’euros supplémentaires qui lui permettront de s’engager dans la voie d’une économie résiliente et sobre en carbone.
Une partie de ces crédits carbone ont permis à la capitale roumaine, Bucarest, d’investir dans de nouvelles pistes cyclables et des travaux d’amélioration dans le métro. La ville compte désormais 122 km de pistes cyclables et quatre lignes de métro avec 45 stations. Ces chiffres devraient encore augmenter car Bucarest souhaite encourager ses habitants à adopter des modes de transport propres.
Actuellement, seuls 1 % de la population de Bucarest utilise le vélo pour se déplacer et 15 % le métro.

D’autres exemples et plus de détails sur notre vision 3 D dans le dernier Energy Cities INFO













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